Mon témoignage

Naître rousse, c’est naître différente. Cette couleur de cheveux est si singulière qu’elle définit à elle seule notre personne. Rares sont les jours où l’on ne me rappelle pas ma particularité. Cela passe par plusieurs choses : le regard insistant des gens que je croise dans la rue, le sujet de conversation systématique lors d’une rencontre avec quelqu’un, les questions posées par des inconnus qui se demandent si c’est naturel… Si aujourd’hui, ces marques d’attention portées sur mes cheveux sont flatteuses, il n’en a pas toujours été ainsi, bien au contraire ! J’ai décidée de vous raconter mon histoire en différentes étapes, selon les endroits où j’ai vécu car même si l’âge joue beaucoup je suis convaincue que l’environnement aussi.

PARTIE I : Banlieue parisienne

petite rousse

À 5 ans

J’ai vécu les dix premières années de ma vie en banlieue parisienne dans le 77. Je n’ai pas le souvenir, à l’école maternelle et primaire d’avoir été montrée du doigt ou mise à l’écart. Je me rappelle m’être souvent posée des questions lorsque je faisais face à mon reflet dans le miroir mais mes autres camarades ne m’embêtaient pas avec ça. En fait, je ne comprenais juste pas pourquoi j’étais la seule ! La seule à être rousse dans mon école, la seule à être rousse dans ma famille. En plus de cela, mes cheveux étaient tout gonflés et bouclés et j’enviais secrètement mes copines que je trouvais « normales ». Je rêvais d’être comme elles : châtains, brunes ou blondes, les cheveux lisses et la peau sans tâches. Pour moi, c’était comme ça que devait être une jolie petite fille. Mais ces complexes ne m’ont pas empêchés d’être une enfant heureuse et pleine de vie, jusqu’au déménagement…

PARTIE II : Nantes

rousseado

Impossible de ne pas me voir!

J’arrive à Nantes, ou plutôt à Vertou, une petite commune près de Nantes à l’âge de 11 ans et c’est dès ma rentrée au collège que les choses commencent à se gâter… Je ne pourrais pas tout raconter dans les détails mais il est clair que je recevais des remarques quotidiennement et que j’ai commencé à me détester à cette période. Parmi les insultes les plus fréquentes : « Poils de carotte », ou plus évolué encore « Poils de capote », « Larusso » (qu’est ce que j’ai pu la haïr celle-là), « les rousses ça pue », « les rousses c’est moche » etc.  À force de se l’entendre répéter jour après jour, on finit par bien intégrer et se dire : ok je suis différente, je suis laide, être rousse est une vraie tare. Quand certains se plaignaient d’avoir des boutons d’acné sur la figure je leur disais qu’au moins ça partirait un jour contrairement à mes tâches de rousseur. Ils étaient d’accord avec moi. Je n’étais pas la seule rousse cette fois, il y en avait aussi deux autres et un garçon. Parmi ces deux filles, il y en avait une qui était assez discrète. Je n’ai jamais su si elle aussi se faisait emmerder car je ne lui en ai jamais parlé. L’autre par contre était plus blonde avec bien plus de tâches de rousseur que moi. Un jour, je lui ai parlé de notre couleur de cheveux et elle s’est braquée en disant : « Je ne suis pas rousse, je suis blonde vénitienne ! ». Ok si ça te fait plaisir… Je me souviens aussi d’une chinoise assez forte, qui me pourrissait la vie avec sa petite bande à chaque fois que je prenais le bus. Insultes, crachats, humiliations publiques, j’ai connu tout ça. Complexée par son poids, elle devait certainement avoir besoin d’un bouc émissaire pour déverser sa frustration… Il m’arrivait de rentrer le soir chez moi et de me griffer le visage jusqu’au sang ou de me scarifier les bras tellement je me détestais. Je priais pour pouvoir être « normale » et en voulais terriblement à mes parents.

tachesderousseur

Ces tâches de rousseurs que je détestais tant…

Après avoir regardé l’émission sur le harcèlement scolaire sur France 2, je me suis demandée pourquoi j’avais pu surmonter tout ça et ne pas flancher pour de bon comme les témoins de l’émission. Déjà, je ne me laissais pas faire. On m’insultait, j’insultais. On me bousculait, je bousculais. J’étais grande (plus que les autres), hargneuse et un peu casse-cou alors malgré tout, ça n’allait jamais trop loin. J’essayais aussi de faire rire les autres en étant provocante avec mes professeurs, j’essayais de gagner leur respect de cette manière. Et ensuite, j’ai toujours eu une ou deux amies très proches qui m’ont accompagnées pendant ces années. Je n’ai jamais été seule. Ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir cette force de caractère et une présence amicale n’ont pas pu tenir ou ont essayé d’en finir. Je peux comprendre. Ce n’est pas une vie d’être sans cesse attaqué, remis en question, battu pour certains…

Et puis il faut savoir que nous ne sommes pas comme les autres minorités. Certains diront le contraire en mentionnant les noirs, les ronds, les juifs etc Non, nous sommes la minorité dans la minorité. Nous sommes tellement peu… Et quand il y en a un autre dans les parages, à cet âge on comprend vite qu’il vaut mieux prendre ses distances pour ne pas encore plus attirer l’attention. Et puis, il n’est pas politiquement correct de s’attaquer à une couleur de peau ou une religion, mais une couleur de cheveux… Tout le monde s’en fout ! Nous ne déclenchons aucune compassion.

blonde

En mode cagole

Pour avoir la paix, j’ai teint plusieurs fois mes cheveux. Le problème c’est qu’une fois, je me suis retrouvée brune hyper foncée ! Ça n’allait pas du tout avec ma peau très claire et quand les racines repoussaient c’était carrément immonde. Puis, j’ai commencé à faire des mèches blondes et de plus en plus jusqu’à le devenir complètement. On m’a un peu laissée tranquille mais je savais que ce n’était pas moi. J’ai aussi connue mon premier amour, de mes 15 ans jusqu’à mes 22 ans. Une relation passionnelle qui n’était pas rose tous les jours mais qui m’a redonnée confiance en moi. Malgré tout, je sentais que la personne avec qui j’étais n’assumait pas trop ma vraie couleur de cheveux et m’encourageait plutôt à faire mes mèches blondes. Je pense qu’il aurait préféré une fille qui rentrait plus dans le moule, ce qu’il a été trouver par la suite d’ailleurs. Il ne voulait pas non plus d’enfants roux prétextant vouloir leur épargner une enfance difficile. Bref, il n’était pas l’homme de ma vie.

Parmi les choses les plus ridicules que j’ai faites pour ne plus être rousse, je me souviens m’être badigeonné le visage avec cette foutue rosée du matin car mes tâches de rousseur étaient censées disparaître. Sinon, je voulais par dessus tout bronzer comme tout le monde alors je m’aspergeais de monoï et restais allongée comme une crêpe en plein cagnard, entre midi et deux. Je brûlais évidemment mais tentais de camoufler avec de l’autobronzant.

Les remarques blessantes ont continuées au lycée, puis se sont faites de plus en plus rares. Mais même à 20 ans, il m’arrivait de sortir dans la rue et d’entendre des jeunes faire des réflexions à voix haute : « Bah, les rousses c’est dégueu ». J’ai longtemps été un peu parano par la suite, persuadée que dès qu’il y avait des messes basses ou un fou rire, c’était dirigé contre moi.

PARTIE III : New York

Puis je suis partie un an à New York pour terminer mes études et c’est à ce moment-là que j’ai eu le courage de retrouver ma vraie couleur. Là-bas, les gens ne jugent pas, pas comme en France. Peu importe la coupe, la tenue vestimentaire, le poids… personne ne fixe, tout le monde s’en fout. Je sentais que c’était le moment et puis j’en avais marre de me ruiner chez le coiffeur ! J’ai donc trouvé un produit miracle, Color Oops (j’en ai deux en stock à vendre si intéressée) et là, j’ai redécouvert ma couleur de cheveux ! Ça faisait si longtemps que je ne m’étais pas vue comme ça… Mon roux était beaucoup plus clair que ce que j’imaginais et passées les premières minutes de choc, je me suis habituée assez vite. Il faut dire que du coup, j’avais bien meilleure mine vu que ma couleur s’accordait avec mon teint et mes yeux ressortaient beaucoup plus ! J’ai eu peur de retourner en France en me disant que là-bas, les remarques recommenceraient mais non. Rien de tout ça. Je pense aussi avoir pris de l’assurance depuis mon adolescence et même ma démarche aujourd’hui n’est plus la même. Avant, je marchais les pieds en dedans, la tête constamment baissée tellement j’avais honte. Maintenant, je marche la tête haute, le dos bien droit, sûre de moi.

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De nouveau rousse.

PARTIE IV : Paris

Cela fait maintenant 4 ans que je suis rentrée de New York. J’ai donc 27 ans et depuis la métamorphose, je ne reçois que des compliments. Alors oui on m’en parle toujours autant mais pas de la même manière et désormais j’en suis fière. Je sens bien que cette couleur attire l’attention et fascine aussi bien les hommes que les femmes. Et puis, je vis une relation avec quelqu’un de formidable qui m’aime pour ce que je suis. Il n’arrête pas de me dire à quel point il aime mes tâches de rousseur, ma peau de rousse, mes yeux clairs… Je ne vous dévoilerais pas les petits surnoms qu’il me donne mais je sens dans son regard qu’il m’aime moi, comme ça et si jamais un jour, je lui donnais un petit ou une petite rousse, il serait fou de joie. Et c’est comme ça que ça doit se passer avec votre amoureux et pas autrement. Ne restez pas avec quelqu’un qui vous souhaiterait différente.

rousse2Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans ce témoignage les réponses dont vous aviez besoin, qu’il s’agisse de vous sentir moins seul(e) ou de vous assurer que les choses évoluent vraiment en vieillissant. N’hésitez pas à m’envoyer vos témoignages !

20 Comments on Mon témoignage

  1. Sara
    mars 9, 2015 at 7:37 (2 années ago)

    Je te trouve vraiment magnifique sur la photo « Nantes ». La rousseur dans toute ça splendeur. Merci pour ton témoignage. J’adore.

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  2. leslie
    mars 9, 2015 at 7:47 (2 années ago)

    Moi perso j’adore ta couleur de cheveux ! Bien mieux au naturel !

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  3. Maroux
    mars 9, 2015 at 7:56 (2 années ago)

    Coucou! Ça fait déjà un moment que je suis ta page sur facebook que j’aime beaucoup :) Je suis rousse aussi et je me retrouve beaucoup dans tes articles et surtout dans ton témoignage, je voulais te dire que j’adore ce que tu fais, ça me fait plaisir d’avoir enfin quelque chose qui me ressemble à consulter ;) Continue comme ça, et tu es très jolie :D
    Marie

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  4. Camille
    mars 9, 2015 at 7:59 (2 années ago)

    J’ai adorée, comme chacun de t’es articles! Bisous Camille!!

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  5. Fliege
    mars 9, 2015 at 7:59 (2 années ago)

    Tu étais à Nantes :D ?! tout comme moi ! Ton témoignage est juste horrible … J’ai vécu également les mêmes moqueries (par contre, c’était de la petite section à la seconde) mais je ne me suis jamais eu aussi peu confiance en moi donc je n’ai jamais voulu changer. Merci pour ce beau témoignage :)

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  6. Clementine
    mars 9, 2015 at 8:14 (2 années ago)

    Juste… Merci :,)

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  7. melissa
    mars 9, 2015 at 9:00 (2 années ago)

    Merci pour ton témoignage j’avais l’impression en le lisant de raconter plus ou moins ma propre vie.. sauf que la fin n’est pas la même … je n’assume toujours pas ma couleur même si je pense à redevenir rousse petit à petit par des mèches etc mais j’ai peur du regard des autres … encore et toujours ça rappelerait de mauvais souvenirs du collège
    En tous cas bravo pour le courage que tu as eu et tu as entièrement raison d’assumer qui tu es et c’est cette couleur si « unique » qui nous définit :)

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  8. Lalie
    mars 9, 2015 at 9:01 (2 années ago)

    C’est dingue comment la situation des roux à évolué! J’ai 16 ans je suis rousse mais je l’ai vécu très différemment de toi! Depuis toutes petites j’ai eu que des compliments j’étais la petite fille rousse de l’école.. Maintenant que c’est  » la mode » beaucoup de fille de mon lycée me disent qu’elles ont envie de se teindre comme moi.. A présent je pense qu’être roux (et surtout différent) est une chose que les gens recherchent tandis qu’auparavant c’était pas le cas. Je pense que même si la rousseur est beaucoup mieux accepté aujourd’hui, on doit quand même se combattre pour pas nous laisser faire car on est facilement sujets aux moqueries ( qu’elles soient méchantes ou non ). Bref, en tout cas je pense que les jeunes qui sont roux le vivent mieux qu’auparavant car moi en tout cas je l’ai jamais mal vécu et bien au contraire, j’en ai toujours été fière même à mes 5 ans :)!

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  9. Di
    mars 9, 2015 at 10:43 (2 années ago)

    Merci pour ce témoignage vraie et sincère; mon histoire y ressemble beaucoup et le temps nous a aidé! Je suis contente de mes « cheveux de feu » maintenant. Et magnifiques photos.

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  10. Lionel
    mars 9, 2015 at 10:52 (2 années ago)

    Les mentalités changent. Pour preuve, le nombre de passage des rousses et des roux dans les spots publicitaires, les actrices qui se teignent en rousse… J’ai eu 2 beaux garçons roux au yeux couleur turquoise. Ma plus grande déception, ne pas avoir eu de fille à leur image. Je questionne régulièrement l’ainé afin de savoir s’il ne rencontre pas de problème à ce sujet. Il semblerait que ce n’est pas le cas, mon second n’a que 3 ans, pour lui la question ne se pose pas pour le moment… Grand nombre de gens (jeune et moins jeune) font une remarque sur leur merveilleuse couleur de cheveux.
    Les médias construisent et détruisent les effets de mode. Ce qui été vrai dans le passé (Lio: les brunes ne compte pas pour des prunes, fin 19e siècle, Jules Renard et les différentes adaptations de Poils de carotte) ne l’est plus dans les années 2010. Mais demain?

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  11. Bull'Elodie
    mars 10, 2015 at 12:33 (2 années ago)

    Je trouve ça complètement dingue que l’on puisse être aussi méchant et cruel pour une couleur de cheveux ! On vit dans un monde de dingue =(
    Tu as des cheveux magnifiques et tu as bien raison d’en être fière même si cela n’a pas toujours été facile.

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  12. Léa
    mars 10, 2015 at 9:05 (2 années ago)

    Tu es vraiment jolie et tu as bien raison de te sentir bien, tu le mérites !

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  13. Eva
    mars 10, 2015 at 9:10 (2 années ago)

    Je me teint les cheveux en roux depuis 7ans maintenant et depuis le roux fait partie intégrante de ma personnalité ( je ne repasserais pas au châtain) et il est vrai que je ne passe pas inaperçus dans la rue ( surtout avec du rouge à lèvre rouge^^) mais j’aime ça mais j’ai toujours eu droit à des compliments et beaucoup me dise qu’ils aimerais avoir eu le « courage » de passé le cap du roux …que j’adore comme ton blog :)

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  14. Marly
    mars 11, 2015 at 9:28 (2 années ago)

    Je pense que comme toutes les roux et rousses, j’ai eu le droit à mon lot de remarques à la con (désolée mais il n’y a pas d’autres expressions pour le dire) et de préjugés. Mais ayant grandi à la campagne, dans un petite village ou tout le monde se connait ces vilaines remarques sont arrivées plus tard, au collège et après, ce qui laisses un peu plus de temps pour être solide et les encaisser.
    Donc moi ce qui m’a choqué dans mon enfance ce ne sont pas les méchanceté entre enfants mais plutôt le comportement des adultes qui sont censés donner l’exemple. Cas concret la première fois que l’on m’a traité de « poil de carotte » (elle est malheureusement inévitable cette expression pour les roux) c’était le chauffeur de bus pour aller au collège. Et bien évidement les autres élèves se sont dépêcher de reprendre l’expression, alors pour passer inaperçu on repassera… Je ne pense pas que tous les enfants sont des anges car ce n’est pas vrai, les gosses sont très cruels entre eux mais ce qui me fait mal c’est de me dire que les préjugés sur les roux, ils ne les ont pas inventés, il les ont entendus par des « grands ».
    En réfléchissant bien je pense aussi que le programme scolaire d’histoire au collège est contre les roux: 5°le moyen âge donc les sorcières sont forcement rousses et vis versa, 4° époque de la révolution, les prostitués étaient obliger de se teindre en rousse….
    Au delà de la méchanceté, il y a beaucoup de bêtise et d’incompréhension pour notre minorité.
    Qui n’a jamais entendu? « t’es toute blanche, tu pourrais quand même passer un peu plus de temps dehors? » ou « - Pourquoi tu gardes ta veste à manche longue alors qu’il fait 30°
    - je suis obligée de la garder car j’ai oublié ma crème solaire et je ne veux pas attraper de coup de soleil.
    - Oh mais tu exagères tout, allez pose moi ca!. » Je vous laisse deviner qui avait raison, sachant que je n’ai pas pu dormir sur le dos pendant 3 jours….
    Dans le top des remarques blessantes: personne n’est roux dans ta famille, tu es sure que tu n’est pas adoptée? Comment peut-on dire ca à un enfant? Et je vous raconte pas la tête de ma mère quand je lui ai posé la question.
    Mais parfois le plus blessant c’est juste ne pas être écouter, quand on essaye d’expliquer aux nons-roux que ce n’est pas simple de porter cette magnifique couleur et que l’on a souvent des remarques et que l’on subit des préjugés tenaces, la plus part du temps on nous répond qu’on exagère. Tout le monde sera compréhensif avec une personne de couleur, d’une autre religion et même d’une blonde qui aura le droit elle aussi aux blagues et idées reçues dues à sa blondeur alors pourquoi autant d’incompréhension envers nous?

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  15. Gwendolyn
    mars 12, 2015 at 10:32 (2 années ago)

    Ooooh je suis de Nantes! Bref
    la personne avec qui j’étais n’assumait pas trop ma vraie couleur de cheveux et m’encourageait plutôt à faire mes mèches blondes. Je pense qu’il aurait préféré une fille qui rentrait plus dans le moule —> un de mes ex m’avait dit qu’il était prêt à me payer une teinture brune… bordel mais c’est quoi ces mecs?
    J’ai eu des remarques aussi, dans la rue, le pire c’est à la plage l’été à propos de ma couleur de peau, des fois c’est marrant (« oh y’a Blanche Neige!! ») parfois blessant (« dégueu comment elle est blanche »)
    Je sens bien que cette couleur attire l’attention et fascine aussi bien les hommes que les femmes. –> OUII! Quand on en a chier étant jeune ça fait plaisir, c’est un peu la récompense de nos années de galère!
    Personnellement j’ai failli me teindre les cheveux aussi au collège, comme je faisais un lissage brésilien la coiffeuse m’avait dit que si et faisait ET la coloration ET le lissage ça allait les abîmer, j’ai donc préféré opter pour le lissage… bah heureusement! Elle m’a évité de faire une connerie!
    Bref on n’a pas vécu les mêmes choses bien évidemment mais je comprends tout ce que tu veux dire!
    Et au passage… tu es juste magnifique!

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    • ANONYME
      mars 28, 2015 at 2:37 (2 années ago)

      Je te trouve magnifique et je me retrouve dans plusieurs parties de ton témoignage,les autres parties,je suis trop jeune pour les avoir vécues…

      Répondre
  16. Léa
    juillet 10, 2015 at 5:54 (2 années ago)

    Salut alors je suis tomber sur ta page par pur hasard, et quand j’ai commencer à lire j’ai eu les larmes au yeux par ce que je suis aussi rousse, j’ai 16 ans, et j’avais impression de me reconnaître dans ton textes, les gens qui ne sont pas roux ne peuvent pas comprendre ce que cela fais provoque chez nous, quand au collège je passer dans la coure et qu’on me disais « sale rousse », « poil de carotte », « les roux n’ont pas d’âmes », « sales sorcières » et j’en passe, je rentrée chez moi le soir et je pleurais toute la soirée, j’en voulais à mes parents et je leurs en veux encore même si ils n’ont rien fais eux même ne sont pas roux et ma sœur et blonde, dans la rue lorsque je passe j’ai l’impression que tout le monde me regarde et me critique moi et ma couleur de cheveux, alors j’avance plus vite et baisse la tête, même les personnes que j’apprécie et les personnes de ma famille font des réflexions sur mes cheveux en rigolant bien sur mais ne comprenne pas pourquoi je me vexe si facilement à chaque fois. Il y a aussi toute ces grandes personnes qui me disent que j’ai des cheveux magnifique, que j’ai de la chance ect.., j’ai longtemps voulus me teindre les cheveux et je le veux toujours enfin je pensse plus faire les pointe colore ou quelque chose comme ça enfin tous sa pour dire que je me sens mal a cause de personnes qui on juger a cause de mes cheveux roux. Merci d’avoir lus.

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  17. poline
    octobre 31, 2015 at 2:51 (2 années ago)

    Tu es splendide ! merci pour cette article et se blog !

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  18. Rousse1234
    janvier 11, 2017 at 12:23 (7 mois ago)

    Ton récit m’a touchée !!
    Je suis rousse et je ne me suis jamais laisser faire mais je suis encore trop jeune et je pense que les moqueries vont commencer au lycée

    Répondre
  19. Damien
    février 24, 2017 at 11:44 (6 mois ago)

    Madame,

    Je vous trouve, comme toutes les rousses,

    simplement

    MAG-NI-FI-QUE

    (« belles » ne vous rendent pas justice)

    Ayez plein de petits roux et de petites rousses.

    L’humanité a besoin de votre BEAUTÉ, de votre EXCEPTIONNALITÉ

    Sincères félicitations à vous, et à votre chéri (sacré veinard !)

    Répondre

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